Un engagement de plusieurs décennies, résolument tourné vers l’avenir de la profession
Rencontre avec Marie Céline Lespérance, fondatrice de l’ANM à l’occasion de son unification avec le Groupe RITMA
De la création de l’ANM aux nombreuses transformations qui ont marqué la profession au fil des ans, Marie Céline Lespérance a consacré une grande partie de sa carrière à faire avancer la massothérapie et les approches complémentaires.
Alors que l’ANM et l’ANN sont aujourd’hui unifiées au Groupe RITMA, elle revient, avec nous, sur les grandes étapes de son parcours, les raisons de ce rapprochement et les perspectives qu’elle entrevoit pour la suite.
Un parcours guidé par la passion de l’humain
Avec un parcours étroitement lié à celui des associations. Marie Céline Lespérance nous explique comment tout a commencé?
Tout débute au milieu des années 90, par un premier diplôme de praticienne en massothérapie, puis un parcours qui s’enrichit au fil des formations.
Ma passion pour la santé n’a jamais tari : après la massothérapie, j’ai poursuivi mes études en relation d’aide et en hypnothérapie, tandis que la naturopathie a progressivement pris une grande place dans ma vie. Je continue d’ailleurs à représenter l’ICNM en tant qu’ambassadrice à l’international.
En 1997, Marie Céline commence sa pratique en naturopathie tout en jonglant au quotidien avec ses responsabilités de maman. Elle intègre alors les rangs de l’ANN,
où elle travaillera par la suite.
Son implication et ses expertises lui offriront l’opportunité de faire partie du comité ayant travaillé sur le projet de loi 21 en 2014.
J’en suis très fière. Le défi était nouveau et important, mais nous avons réussi à bien le relever. Encore aujourd’hui, la relation d’aide, sous différentes formes, continue de contribuer quotidiennement au mieux-être de la communauté.
La naissance de l’ANM : répondre à un besoin de proximité
Comment l’ANM est-elle née et comment a-t-elle évolué au fil du temps?
C’est à l’aube de l’an 2000 que Marie Céline Lespérance participe à la fondation de l’ANM. Cette toute nouvelle association est le fruit d’une demande de massothérapeutes qui cherchaient une famille accueillante, soutenante et proche d’eux.
Nous avons eu une collaboration très étroite avec Paul Boisvert, fondateur de l’école de massage À fleur de peau et son épouse, Gisèle Nicaud, podologue et massothérapeute. Ensemble, ils se sont profondément investis dans la création de l’ANM. Je les remercie de tout cœur.
Cette collaboration avec le fondateur de notre école crée un lien fort avec l’ANM.
À l’image de l’AMN et de Paul Boisvert, votre école a toujours été un lieu profondément humain où les étudiants ont pu s’épanouir. Sylvie Querido, qui la dirige aujourd’hui, poursuit cette mission avec tout son savoir et sa passion. J’ai un grand faible pour les réussites de cette école, qui se démarque par son approche.
Une collaboration qui s’est construite au fil des années
L’unification de l’ANM (et de l’ANN) au sein du Groupe RITMA est maintenant officielle. De quand date la première collaboration avec le Groupe RITMA et comment ce projet a-t-il évolué?
Dans les années 2000, Édith Larose, Présidente du Groupe RITMA et Marie Céline Lespérance font partie de plusieurs comités ensemble. Elles parlent le même langage. Petit à petit une belle complicité s’installe entre elles.
Notre travail consistait à soutenir et à faire avancer le domaine des médecines douces. Le Groupe RITMA a toujours été très impliqué, peu importe les circonstances, tout comme l’ANN et l’ANM l’ont été. Aujourd’hui, Guy Béland, Vice Président directeur général du Groupe assure les opérations et siège, à son tour, sur plusieurs comités auxquels l’ANM et l’ANN participaient.
Dans le domaine de la massothérapie, Guy Béland préside notamment la représentation des associations au sein de Soins Personnels Québec.
Une collaboration de longue date construite sur une relation saine et complice mais aussi basée sur des valeurs communes d’intégrité et des exigences envers leurs membres.
Guy Beland et Marie Celine Lespérance
Unifier nos forces pour faire entendre notre voix
Pourquoi cette unification, maintenant?
Dans le contexte actuel, le rapprochement vient d’un désir d’unifier les forces de chaque regroupement pour faire face aux nombreux changements auxquels les thérapeutes sont confrontés, quelle que soit leur discipline ; de porter leurs voix plus loin et que cette force collective bénéficie à toute la communauté.
La pandémie nous a rapprochés. Notre collaboration future était devenue évidente, même si nous ne le savions pas encore à ce moment-là! C’est vraiment un honneur pour moi, aujourd’hui, d’être ambassadrice du Groupe RITMA et de continuer à promouvoir les soins naturels et complémentaires.
Guy Béland et son équipe accomplissent un travail colossal pour la reconnaissance de la profession. À l’image de la création du comité interassociatif dans lequel le Groupe RITMA est impliqué.
Une profession qui avance grâce à la mobilisation collective
Au fil des années, Marie Céline Lespérance s’est également impliquée dans différents projets visant à faire rayonner la massothérapie, notamment le Championnat canadien de massothérapie.
Une belle équipe, qui est née de la vision de Liane Dufresne, qui a su rendre cet événement grandiose et en faire une référence mondiale en matière de championnat de massage.
Le travail collectif demeure une composante essentielle
de l’évolution de la profession.
Championnat Canadien de massothérapie
Le rôle de chacun est important. La massothérapie a fait un pas de géant durant les dernières années et toutes les associations qui représentent plus de 22 000 massothérapeutes s’impliquent ensemble. Cette mobilisation témoigne d’une profession qui continue de se structurer, de se faire connaître et de prendre sa place.
Marie Celine Lespérance et Jeppe Tengbjerg
Et maintenant, la suite?
Après près de 30 années d’implication, Marie Céline Lespérance souhaite poursuivre son engagement, mais d’une manière différente.
Je prévois toujours de m’impliquer, en douceur. Après 30 années de loyaux services, je suis prête à prendre un peu de recul et à continuer dans les mêmes domaines qui me passionnent depuis tant d’années, mais de façon différente!
Une nouvelle étape qui ne marque donc pas un retrait de la profession, mais plutôt une évolution de son rôle.
Son parcours rappelle surtout l’importance de celles et ceux qui, au fil des décennies, ont contribué à bâtir les structures, les regroupements et les espaces de collaboration dont bénéficie aujourd’hui la communauté des massothérapeutes.
Une page se tourne, une autre s’ouvre — avec la même volonté de contribuer à l’avenir de la profession.
